Kudzu (Pueraria lobata)

L'origine du Kudzu

Le kudzu (du japonais "kuzu") est originaire d'Extrême-Orient et appartient à la famille des fabacées, tout comme le haricot, le pois, la lentille, l'arachide, le soja, la réglisse et la glycine.

C'est une plante grimpante à longues tiges. Ses larges lianes peuvent mesurer jusqu'à 30 mètres de long et s'accrochent aux arbres qu'elles finissent par étouffer. 
Ses petites fleurs pourpres se présentent en grappes et ressemblent à celles de la glycine. Ses fruits sont des gousses allongées, étroites et plates contenant jusqu'à dix graines.

Utilisé depuis toujours en médecine chinoise pour soigner les addictions, la migraine, la diarrhée, les vomissements, l'hypertension et les acouphènes, le kudzu est aujourd'hui utilisé dans la médecine occidentale pour aider au sevrage de l'alcool, des drogues telles que la cocaïne, du tabac et du sucre.

Sa racine, une fois broyée, est consommée sous forme de gélules.
Elle contient de fortes doses d'isoflavones, substances de la famille des flavonoïdes comme la daidzéine (anti-inflammatoire et anti-microbien), la daidzine (anti-cancéreux), la génistéine (antileucémique) et la puérarine.

Les propriétés du Kudzu

Ces substances sont utilisées dans les traitements contre l'addiction car elles agissent sur les neurotransmetteurs tels que la sérotonine et augmentent la production de dopamine dans le cerveau.

Jouant sur le système de la récompense, le kudzu procure ainsi un sentiment de bien-être, d'apaisement, de détente et de plaisir.
Il remplace la drogue objet d'addiction (alcool, opiacées, tabac, sucre,…) en compensant la sensation de plaisir qu'elle procure. 
Non addictif, le kudzu permet peu à peu de réduire la dépendance au produit et de parvenir au sevrage.

De plus, les isoflavones et les saponosides contenues dans le kudzu réduisent les conséquences de l'abus d'alcool ou de drogue puisqu'elles ont une action protectrice sur le foie. Elles sont antioxydantes.

Les isoflavones sont déconseillées en cas de cancer du sein.