Escholtzia

Tout comme ses cousins le pavot somnifère et le coquelicot, l’escholtzia fait partie de la famille des Papaveraceae. Cette plante est utilisée en phytothérapie depuis de nombreux siècles. Découvrons ensemble les nombreuses vertus de cette plante étonnante et ses modes d’utilisation …

Origine

Originaire de Californie, l’escholzia lui doit d’ailleurs son surnom de Pavot de Californie. Cette jolie plante jaune-orangée cousine du coquelicot arrive en Europe au XIXe siècle, tout d’abord comme fleur ornementale, alors qu’elle est utilisée comme plante médicinale depuis de nombreux siècles par les amérindiens. Ce n’est qu’en 1820 que le médecin botaniste allemand Aldelbert von Chamisso, attribue à cette plante son nom scientifique : eschscholtzia. Cousine du pavot, l’eschscholtzia n’est pourtant pas une plante narcotique, même si elle est indiquée en cas d’insomnies. En phytothérapie, ce sont ses parties aériennes qui sont utilisées, pour être consommées par voie orale.

Atouts Nutritionnels

Comme toutes les autres plantes de la famille des pavots, l’escholtzia contient des alcaloïdes en grand nombre : sanguinarine, pavines, flavonoïdes et caroténoïdes.

Conseils d’utilisation

L’utilisation usuelle est de 3 à 4 gélules d’environ 1g par jour.
Il peut également être consommé en extrait fluide à raison d’une cuillère à café 3 fois par jour ou en teinture mère, 25 gouttes 3 fois par jour. En tisane, il suffit de faire infuser 5 g de parties aériennes pendant 10 minutes dans de l’eau bouillante.

Effets secondaires et contre-indications

Sa forte teneur en alcaloïdes en fait un complément alimentaire contre-indiqué chez la femme enceinte et allaitante ou chez l’enfant de moins de 6 ans.
L’escholtzia peut provoquer un état de somnolence, il est donc déconseillé de la prendre avant de conduire. La consommation d’alcool pendant l’utilisation est également à éviter, car elle risque de potentialiser l’effet sédatif de l’escholtzia.

Lise Lafaurie - Diététicienne et nutritionniste

Lise Lafaurie

Diététicienne et nutritionniste, bonne vivante et décomplexante j'ai pour vocation de dépoussiérer la vision austère et vieillotte de la diététique traditionnelle. Auteur du blog Les Frites Vertes, la devise qui m'est chère "si c'est bon pour mes papilles, c'est bon pour mon corps".