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Reine des prés

Aussi appelée « aspirine végétale », la reine des prés était une plante sacrée des druides quelques siècles avant notre ère. Depuis, ses nombreuses vertus se sont confirmées, et cette plante herbacée vivace est devenue incontournable en phytothérapie.

Origine

Cette plante doit son nom de reine des prés à son allure altière, ses délicates fleurs blanches et jaunes disposées en grappes et son odeur raffinée. Originaire d’Europe, elle est tout d’abord utilisée en tant que plante décorative mais aussi aromatique, pour parfumer la bière, le vin ou l’hydromel. Longtemps considérée comme une plante magique sensée apporter amour et paix, la reine des prés est utilisée dès le Moyen-Âge pour ses propriétés antalgiques et antirhumatismales.
Puis au XVIIè siècle, c’est le médecin botaniste anglais Nicolas Culpeper, qui l’utilise officiellement dans un remède contre les spasmes, appelé « bouillie de vin » dans lequel il ajoute de la reine de prés écrasée à du vin. A la même période, elle sert également à traiter les patients atteint de grippe, ou à soulager les douleurs musculaires et articulaires.
A partir du XIXè siècle, l’Abbé Obriat s’intéresse à son usage médical et en révèle les bienfaits. Rapidement, le Dr Tessier de l’Hôtel-Dieu l’utilise pour traiter les problèmes articulaires de ses patients.
Ce sont finalement deux chimistes, Nietzki et Hoffman, qui mettrons en lumière les principes actifs de la reine des prés, à savoir les dérivés salycilés, précurseurs de l’acide acétylsalicylique, ingrédient principal de l’aspirine. Ce médicament, qui est l’un des plus connus au Monde, tient d’ailleurs son nom de cette plante, autrefois appelée spirée, à cause de ses fruits en spirale.
Ce sont les sommités fleuries séchées de la reine des prés qui sont utilisées en phytothérapie, et plus rarement les feuilles ou les racines.

Principes Actifs

Le composant star de la reine des prés est donc bien sûr l’acide salicylique, qui lui vaut son surnom d’aspirine végétale.
La reine des prés contient également des flavonoïdes antioxydants, des tanins, de l’héliotropine responsable de son odeur délicatement vanillée et des glucosides. La plante contient aussi des micronutriments : vitamine C, soufre, calcium et fer.
Enfin, elle est riche en sels potassiques, connus pour leur effet drainant.

Bienfaits et vertus

Anti-inflammatoire

L’Agence Européenne des Médicaments (EMA), après avoir analysé les données scientifiques sur les potentiels bienfaits de la reine des prés, a confirmé son effet anti-inflammatoire, qui a été démontré sur des animaux in vitro. L’EMA reconnait donc l’usage traditionnel de la reine des prés comme anti-inflammatoire.
En 2016, une vaste étude serbe et autrichienne1 menée sur le rat, confirme l'utilisation traditionnelle de cette plante dans le traitement de différentes maladies inflammatoires.
Deux ans plus tard, une nouvelle étude2 confirme l’activité anti-inflammatoire, mais aussi antioxydante et gastro-protectrice de la reine des prés.

Diurétique

Ce sont vraisemblablement les sels potassiques contenus dans la reine des prés qui lui confèrent ses vertus diurétiques et drainantes. L’ESCOP (Coopérative scientifique européenne sur la phytothérapie) confirme ainsi que cette plante ”augmente l’élimination rénale de l’eau“. Cette fonction la rend donc utile pour lutter contre la rétention d’eau, pour détoxifier l’organisme mais aussi diminuer le gonflement articulaire qui peut apparaître en cas de maladie rhumatismale.
La plante est aussi recommandée pour limiter les crises de goutte, en favorisant l’élimination de l’acide urique par les reins.

Soulager les douleurs articulaires et les rhumatismes

Anti-inflammatoire et antalgique naturel, la reine des prés permet de soulager les douleurs articulaires avec ou sans congestion, et rhumatismales. L’EMA en reconnait d’ailleurs l’usage traditionnel de la reine des prés contre les douleurs articulaires mineures.

Anti-ulcère

La reine des prés présente des propriétés protectrices de la muqueuse gastrique et prévient la formation d’ulcère.
Dans une première étude datant de 19803, Barnaulov & al montrent que la décoction de fleurs de reine des prés réduit l’action ulcérogène de la phénylbutazone (traitement anti-inflammatoire utilisé dans la prise en charge de l’arthrite ou des rhumatismes) sur des muqueuses gastriques de souris et de rats. Elle s’avère également efficace pour prévenir les lésions gastriques provoquées par l’acide salicylique.
Cette même étude montre également que la décoction de reine des prés favorise la cicatrisation d’ulcères chroniques sur des estomacs de rats ayant préalablement reçu une injection d’éthanol à 70%.
En 2002, une étude in vivo4 a confirmé que les extraits de reine des prés réduisaient significativement les ulcérations induites par l’aspirine.
Ainsi la reine des prés prévient la formation d’ulcères, et s’ils sont déjà présents, elle favorise leur cicatrisation.

Posologie

La posologie moyenne journalière de la reine des prés dépend de sa forme d’administration :

  • En infusion de fleurs séchées : 1 à 2 cuillères à soupe (2,5 g à 5 g) par 250 ml d’eau bouillante, à boire 2 à 3 fois par jour.
  • Gélules d’extraits secs : 400 à 600 mg, trois fois par jour au moment des repas.
  • Ampoules : trois ampoules par jour au moment des repas
  • Teinture mère : 6 à 12 ml par jour, en 2 à 3 prises.

Effets secondaires et contre-indications

Il y a très peu d’effets secondaires à la reine des prés, lorsqu’elle est prise dans le respect des quantités recommandées. Rarement, des maux d’estomac ou des nausées pourront cependant être ressentis.
En l’absence de données suffisantes sur la question, la prise de reine des prés est déconseillée aux femmes enceintes et allaitantes.
Les personnes allergiques ou intolérantes à l’aspirine devront éviter la prise de reine des prés.

Références

1. Katanić J, Boroja T, Mihailović V, et al. In vitro and in vivo assessment of meadowsweet (Filipendula ulmaria) as anti-inflammatory agent. J Ethnopharmacol. 2016;193:627-636. doi:10.1016/j.jep.2016.10.015
2. Samardžić S, Arsenijević J, Božić D, Milenković M, Tešević V, Maksimović Z. Antioxidant, anti-inflammatory and gastroprotective activity of Filipendula ulmaria (L.) Maxim. and Filipendula vulgaris Moench. J Ethnopharmacol. 2018;213:132-137. doi:10.1016/j.jep.2017.11.013
3. Barnaulov OD, Denisenko PP. Protivoiazvennoe deĭstvie otvara iz tsetkov labaznika viazolistnogo--Filipendula ulmaria (L.) Maxim [Anti-ulcer action of a decoction of the flowers of the dropwort, Filipendula ulmaria (L.) Maxim]. Farmakol Toksikol. 1980;43(6):700-705.
4. Gorbacheva, A.V., Aksinenko, S. G., Zelenskaja, K.L., Nesterova, Iu V. And Pashinkii, V.G., 2002, Antiulcerogenic properties of infusion from the overground part of Filipendula ulmaria (L.) Maxim. 2002. Vol. 38, p. 114–119.

Lise Lafaurie - Diététicienne et nutritionniste

Lise Lafaurie

Diététicienne et nutritionniste, bonne vivante et décomplexante j'ai pour vocation de dépoussiérer la vision austère et vieillotte de la diététique traditionnelle. Auteur du blog Les Frites Vertes, la devise qui m'est chère "si c'est bon pour mes papilles, c'est bon pour mon corps".

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