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La graisse abdominale est non seulement inesthétique, mais aussi et surtout délétère pour la santé. Logée sous la peau mais aussi dans la cavité abdominale, elle se comporte comme une glande endocrine qui perturbe tout l'organisme. S'en débarrasser n'est pas une mince affaire, mais les règles d'hygiène de vie comme une alimentation équilibrée et de l'activité physique constituent l'approche incontournable pour cibler ces graisses rebelles.
Aussi, depuis quelques années, une piste discrète attire l'attention des chercheurs comme des personnes en quête de minceur durable. Elle passe par les milliards de bactéries qui peuplent notre tube digestif et participent, en silence, à la façon dont nous stockons ou brûlons nos graisses.
Parmi ces bactéries, une souche revient régulièrement dans les études sur la gestion du poids: Lactobacillus gasseri. Son nom sonne savant, presque intimidant, alors qu'elle fait partie de notre écosystème intérieur depuis notre naissance. Elle compte parmi les micro-organismes les plus étudiés sur la perte de poids et surtout la graisse abdominale et viscérale.
Comment cette bactérie agit-elle réellement sur le tissu adipeux, que disent les essais menés chez l'Humain, à quelle dose la prendre, et comment l'intégrer dans une hygiène de vie cohérente ?
On vous dit tout.
Pourquoi Lactobacillus gasseri favorise-t-il la perte de poids ?
Lactobacillus gasseri appartient à la grande famille des Lactobacillaceae, des ferments lactiques que l'on retrouve dans les laits fermentés et certains aliments traditionnels. C'est une bactérie commensale, c'est-à-dire présente dès les premières semaines de vie, transmise en partie par le lait maternel, et qui colonise aussi bien l'intestin que la muqueuse buccale [1]. Ce statut de "résidente naturelle" explique pourquoi elle est aussi bien tolérée et pourquoi les chercheurs s'y sont intéressés comme candidate sérieuse à l'accompagnement pour la perte de poids.
L'engouement scientifique remonte surtout à deux essais cliniques japonais portant sur la souche SBT2055, la mieux documentée de toutes. Le premier, publié en 2010, a suivi 87 adultes en surpoids pendant douze semaines [2]. Le second, paru en 2013, a élargi l'observation à 210 participants et confirmé les tendances du premier [3]. Ces deux travaux constituent encore aujourd'hui la pierre angulaire des données disponibles sur L-gasseri et la graisse abdominale.
Pourquoi une bactérie intestinale agirait-elle sur nos réserves de graisse ? La réponse tient à un changement de regard survenu au cours des quinze dernières années. La flore intestinale n'est plus vue comme un simple tube de fermentation, mais comme un organe métabolique à part entière, capable d'extraire des calories des aliments, de produire des molécules de signalisation et de dialoguer avec le foie, le tissu adipeux et le cerveau. Les personnes en surpoids présentent souvent une flore appauvrie et déséquilibrée, et plusieurs études cliniques ont montré qu'agir sur cet écosystème peut influencer la balance énergétique. C'est dans cette logique que Lactobacillus gasseri intervient, en réintroduisant un acteur bénéfique dans un milieu parfois désorganisé par l'alimentation moderne, le stress ou des traitements antibiotiques répétés.
Quels sont les effets de Lactobacillus gasseri ?
Ce qui frappe dans ces études, c'est la cohérence des résultats sur la graisse viscérale profonde, celle qui entoure les organes. Dans l'essai de 2010, la prise quotidienne de lait fermenté contenant L-gasseri SBT2055 a réduit la surface de graisse viscérale d'environ 4,6 % en douze semaines, alors que le groupe placebo ne bougeait quasiment pas [2]. La graisse sous-cutanée, le tour de taille et l'indice de masse corporelle ont également diminué, avec un poids corporel en léger recul. L'essai de 2013, mené avec une dose plus faible, a observé une baisse de la graisse viscérale de l'ordre de 8,5 % et une réduction nette du tour de taille et du tour de hanches [3].
Au-delà des centimètres, plusieurs mécanismes physiologiques ont été décrits, principalement chez l'animal puis confirmés en partie chez l'Humain. Lactobacillus gasseri semble agir à plusieurs niveaux :
- Réduction de l'absorption des graisses alimentaires : la souche modifie la taille des gouttelettes lipidiques dans l'intestin et limite la libération d'acides gras, ce qui augmente leur élimination dans les selles [4].
- Renforcement de la barrière intestinale : en améliorant l'étanchéité de la muqueuse, elle limite le passage de fragments bactériens inflammatoires vers le sang, un phénomène associé au stockage des graisses [5].
- Apaisement de l'inflammation du tissu adipeux : chez l'animal, L-gasseri freine l'expression de gènes pro-inflammatoires dans la graisse viscérale et réduit l'infiltration des macrophages, ces cellules immunitaires qui entretiennent un terrain défavorable à la minceur [5][6].
- Amélioration du métabolisme du glucose : en stimulant la dépense énergétique et en soutenant l'expression du gène GLUT4, le transporteur qui fait entrer le sucre dans les cellules musculaires, la souche participe à une meilleure sensibilité à l'insuline [7].
Le tableau suivant résume les principaux effets cliniques mesurés chez l'humain avec la souche de référence.
|
Paramètre mesuré |
Variation observée |
Durée d'étude |
Référence |
|---|---|---|---|
|
Graisse viscérale |
-4,6 % |
12 semaines |
[2] |
|
Graisse viscérale (dose réduite) |
-8,5 % |
12 semaines |
[3] |
|
Tour de taille |
-1,8 cm en moyenne |
12 semaines |
[2] |
|
Indice de masse corporelle |
-0,4 à -0,9 kg/m² |
12 semaines |
[2][3] |
|
Poids corporel |
-1,1 à -1,4 kg |
12 semaines |
[2][3] |
Ces chiffres restent modestes pris isolément. Leur intérêt tient au fait qu'ils concernent la graisse profonde, métaboliquement la plus risquée, et qu'ils s'obtiennent sans modification radicale de l'alimentation. Un point mérite d'être souligné honnêtement. Dans l'essai de 2010, l'effet sur la graisse viscérale s'estompait après l'arrêt de la prise de Lactobacillus gasseri, ce qui rappelle qu'un probiotique accompagne un mode de vie sain sans le remplacer [2].
Au-delà de la graisse elle-même, les chercheurs ont relevé des signaux encourageants sur d'autres marqueurs. Les participants des deux essais ont vu leur tour de taille et leur tour de hanches diminuer, ce qui traduit une recomposition réelle de la silhouette. Les travaux menés en parallèle chez l'animal éclairent ces observations humaines en montrant que L-gasseri SBT2055 réduit la taille des adipocytes, ces cellules qui gonflent à mesure qu'elles se chargent de lipides, et freine la synthèse des graisses dans le foie [7]. C'est cette action diffuse, peu spectaculaire mais cohérente, qui explique des résultats progressifs mais concrets.
Pourquoi ce probiotique aide-t-il à maigrir du ventre ?
La graisse du ventre n'est pas une masse homogène. On distingue la graisse sous-cutanée, celle que l'on pince sous la peau, et la graisse viscérale, logée en profondeur autour du foie, du pancréas et des intestins. Cette graisse sécrète des molécules inflammatoires et perturbe la régulation du sucre et des lipides. L-gasseri cible précisément ce compartiment profond, ce qui explique son intérêt particulier pour qui veut cibler sa graisse abdominale.
L'un des fils conducteurs des recherches concerne la flore intestinale et son dialogue permanent avec le tissu adipeux. Un déséquilibre du microbiote, parfois consécutif à une alimentation déstructurée ou à un traitement antibiotique, favorise un état inflammatoire et une perméabilité accrue de la paroi intestinale. Des fragments bactériens passent alors dans la circulation et entretiennent le stockage des graisses. En rééquilibrant cet écosystème et en renforçant la muqueuse intestinale, Lactobacillus gasseri agit en amont du problème [5].
La leptine joue aussi un rôle central dans le stockage des graisses. Cette hormone, produite par les cellules graisseuses, signale au cerveau l'état de leurs réserves et module l'appétit. Plusieurs travaux sur les probiotiques minceur rapportent une diminution de la leptine circulante associée à la perte de masse grasse, signe d'une meilleure communication entre le tissu adipeux et les centres de la satiété [8]. Une régulation plus fine de ce signal aide à limiter les fringales et à stabiliser l'apport quotidien en calories sans lutte permanente.
La résistance à l'insuline complète ce mécanisme. Quand les cellules répondent mal à l'insuline, le sucre circule plus longtemps dans le sang. En soutenant la sensibilité à l'insuline et l'expression du gène GLUT4, Lactobacillus gasseri aide les muscles à capter le glucose plutôt que de favoriser sa conversion en graisse de stockage.
Comment utiliser L-gasseri pour réduire la graisse abdominale ?
Les bénéfices observés dans les essais reposent sur une prise régulière et prolongée. Dans les deux études japonaises de référence, les participants consommaient leur dose quotidienne pendant douze semaines sans interruption [2][3]. La régularité compte davantage que la quantité ponctuelle, car la souche ne colonise pas durablement l'intestin et doit être réapprovisionnée pour maintenir son effet.
La question de la dose se pose en termes d'UFC, les unités formant colonies, qui comptabilisent les micro-organismes vivants capables de se multiplier. Les essais cliniques ont utilisé des apports situés entre 10⁷ et 10¹⁰ UFC par jour, et les méta-analyses suggèrent que les doses journalières les plus élevées, à partir de 10¹⁰ UFC, produisent des effets plus marqués sur le poids [9]. Pour un complément alimentaire de probiotiques, une fourchette d'un à plusieurs milliards d'UFC par prise constitue un repère raisonnable, à condition que ces UFC soient garanties non pas à la fabrication mais à la date de péremption.
Quelques conseils pratiques améliorent nettement les chances de survie des micro-organismes durant le processus de digestion et pendant leur stockage :
- Privilégiez une prise le matin à jeun ou juste avant un repas, lorsque l'acidité de l'estomac est moins agressive, afin de protéger les ferments lactiques des sucs gastriques.
- Avalez les gélules prévues avec un verre d'eau à température ambiante, ni brûlante ni glacée, pour ne pas abîmer les micro-organismes.
- Conservez le produit dans un endroit sec, à l'abri de la lumière et à température ambiante, sauf indication contraire du fabricant.
- Maintenez la prise sur au moins 8 à 12 semaines avant de juger des effets.
À noter que le complément de probiotiques n'a de sens que s'il s'inscrit dans une hygiène de vie globale. Une alimentation riche en fibres nourrit la flore intestinale et amplifie l'action de la souche, tandis qu'une activité physique régulière mobilise directement les graisses viscérales. La prise de Lactobacillus gasseri agit comme un facilitateur métabolique, pas comme un substitut à ces fondamentaux.
Quel est le probiotique le plus efficace pour maigrir ?
L'efficacité d'un probiotique sur la minceur dépend de la souche, de la dose, de la durée d'utilisation et du profil de la personne.
Les méta-analyses regroupant des dizaines d'essais cliniques confirment un effet réel mais mesuré des probiotiques sur le poids et l'indice de masse corporelle. La réduction moyenne tourne autour d'un demi-kilo de poids corporel et d'environ 0,5 point d'indice de masse corporelle, avec des résultats plus nets sur la masse grasse et le tour de taille que sur la balance [9][10]. Ces moyennes masquent de fortes variations selon les souches, ce qui justifie de regarder les données souche par souche.
Une autre leçon de ces synthèses concerne la dose et la composition de la formule. Les régimes utilisant une souche unique à dose élevée, ou un assemblage de plusieurs espèces, obtiennent des effets plus marqués sur l'indice de masse corporelle que les apports faibles et dispersés [9]. Le contexte compte aussi, puisque les bénéfices sont plus visibles lorsque la supplémentation s'accompagne d'une bonne hygiène de vie. Autrement dit, le meilleur probiotique n'est pas seulement une question de bactérie, mais de dosage adéquat, de qualité de fabrication et d'usage cohérent.
Tour d'horizon des probiotiques minceur
Plusieurs souches de probiotiques se distinguent dans la littérature sur la gestion du poids, chacune avec ses spécificités et son niveau de preuve. Le tableau suivant les compare sur les critères qui comptent vraiment au moment de choisir un produit.
|
Souche |
Cible principale |
Niveau de preuve |
Dosage habituel |
Tolérance |
|---|---|---|---|---|
|
Lactobacillus gasseri SBT2055 |
Graisse viscérale, tour de taille |
Deux essais humains solides |
10⁷ à 10¹⁰ UFC/jour |
Très bonne |
|
Lactobacillus rhamnosus CGMCC1.3724 |
Masse grasse, surtout chez la femme |
Un essai humain de qualité |
~3×10⁸ UFC/jour |
Bonne |
|
Bifidobacterium animalis lactis B420 |
Masse grasse totale, tour de taille |
Un essai humain large |
10¹⁰ UFC/jour |
Bonne |
|
Lactobacillus acidophilus |
Confort digestif, effet ventre plat |
Preuves limitées sur le poids |
10⁹ à 10¹⁰ UFC/jour |
Bonne |
Lactobacillus gasseri occupe une position favorable dans ce paysage parce qu'il dispose de deux essais humains convergents ciblant spécifiquement la graisse abdominale [2][3]. Bifidobacterium animalis lactis B420 a montré, sur 225 adultes en surpoids suivis six mois, une réduction de la masse grasse totale d'environ 4,5 % et une diminution du tour de taille, avec un effet renforcé en présence de fibres prébiotiques [11]. Lactobacillus rhamnosus CGMCC1.3724, de son côté, a surtout agi chez les femmes, ce qui illustre l'importance du profil individuel [8].
C'est dans ce contexte qu'un laboratoire français comme Nutrimea présente un intérêt concret pour qui cherche un produit fiable. La marque construit ses formules autour de souches identifiées avec leur numéro complet, affiche des UFC garanties jusqu'à la date de péremption, et soigne le conditionnement pour préserver la viabilité des micro-organismes. Cette transparence sur les ingrédients et ce respect des bonnes pratiques de fabrication font la différence entre un complément alimentaire de probiotiques réellement actif et une poudre dont les bactéries ne survivent pas avant d'arriver dans l'intestin.
Reconnaître un probiotique de qualité demande quelques repères simples que tout acheteur peut vérifier sur l'emballage.
- La souche est nommée précisément, avec son genre, son espèce et son identifiant alphanumérique, et pas seulement par un nom commercial.
- Le nombre d'UFC est garanti à la date de péremption, ce qui suppose une marge de production et un conditionnement protecteur.
- Le conditionnement protège de l'humidité, de la chaleur et de la lumière, par exemple via des gélules sous blister ou un flacon opaque.
- La fabrication respecte les bonnes pratiques et la traçabilité des ingrédients, idéalement avec un sourcing transparent.
Quelle différence entre L-gasseri et Lactobacillus rhamnosus pour maigrir ?
Ces deux lactobacilles reviennent souvent en concurrence dans les formules minceur, et il est utile de comprendre ce qui les sépare.
- Lactobacillus gasseri vise prioritairement les graisses viscérales et le tour de taille, avec des effets visibles aussi bien chez l'homme que chez la femme dans les essais japonais [2][3]. Son terrain de prédilection, c'est la silhouette abdominale et la graisse profonde.
- Lactobacillus rhamnosus CGMCC1.3724 raconte une histoire différente. Dans son essai de référence, mené sur des adultes obèses pendant douze semaines de perte de poids puis douze semaines de maintien, la souche a significativement réduit le poids et la masse grasse chez les femmes, sans effet équivalent chez les hommes [8]. Cette perte s'accompagnait d'une diminution de la leptine et d'un remodelage de la flore intestinale. La piste d'une réponse dépendante du sexe est l'un des enseignements marquants de ce travail.
Un autre élément distingue ces deux souches : leur origine et leur écologie. Lactobacillus gasseri est une habitante naturelle du tube digestif humain, transmise notamment par le lait maternel et présente jusque sur la muqueuse buccale, ce qui en fait une espèce particulièrement adaptée à notre organisme. Lactobacillus rhamnosus, tout aussi répandue dans les produits laitiers et les compléments, possède une histoire d'utilisation longue et un bon recul de tolérance. Ces deux profils rassurants expliquent pourquoi on les retrouve fréquemment dans les formules minceur, parfois seules, parfois combinées à d'autres ferments lactiques.
- Pour cibler la graisse du ventre indépendamment du sexe, L-gasseri dispose des données les plus directes.
- Pour une femme cherchant une perte de masse grasse plus globale, L. rhamnosus a démontré des effets intéressants.
Rien n'interdit, par ailleurs, de raisonner en complémentarité plutôt qu'en opposition, certaines formules associant plusieurs souches pour couvrir un spectre plus large. L'essentiel est de retenir que la prise de Lactobacillus gasseri reste le choix le mieux étayé quand l'objectif principal porte sur la graisse abdominale.
Brûleur de graisse ou Lactobacillus gasseri : lequel choisir ?
La comparaison entre un brûleur de graisse classique et un probiotique comme L-gasseri repose sur un malentendu fréquent. Les deux ne jouent pas dans la même catégorie et ne suivent pas le même objectif. Un brûleur de graisse cherche à augmenter la dépense énergétique ou l'oxydation des graisses stockées sur le court terme, souvent via des actifs thermogéniques comme la caféine ou le thé vert. Lactobacillus gasseri agit en profondeur sur le métabolisme et l'inflammation.
Le probiotique travaille sur le terrain, en améliorant la façon dont l'organisme gère les graisses et le sucre, tandis qu'un brûleur agit comme un coup d'accélérateur ponctuel. Pour beaucoup de personnes engagées dans une démarche de sèche ou perte de poids durable, la logique gagnante consiste à poser d'abord les fondations métaboliques avec un probiotique et une bonne hygiène de vie, puis éventuellement à ajouter un soutien ciblé. La question n'est pas tant lequel choisir que comment les faire travailler ensemble intelligemment.
Comment associer un probiotique et un brûleur de graisse naturel pour maigrir ?
Une association réussie repose sur la complémentarité des modes d'action, pas sur l'accumulation d'actifs. Mieux vaut combiner un probiotique bien dosé, qui assainit le terrain intestinal, avec un ou deux actifs naturels dont le mécanisme complète celui de la souche. Le tableau ci-dessous propose quelques associations cohérentes avec leur logique d'action.
|
Actif complémentaire |
Mode d'action |
Remarques pratiques |
|---|---|---|
|
Améliore la sensibilité à l'insuline et le métabolisme du glucose |
À distance du probiotique, surveiller si traitement antidiabétique en cours |
|
|
Participe à la régulation de la glycémie et des envies de sucre |
Apport modéré, complète l'action de L-gasseri sur le glucose |
|
|
CLA (acide linoléique conjugué) |
Soutient l'oxydation des graisses et la composition corporelle |
Effets modestes, à inscrire dans la durée |
|
Fibres prébiotiques (inuline, fructo-oligosaccharides) |
Nourrissent la flore intestinale et amplifient l'effet probiotique |
Synergie démontrée avec certaines souches, augmenter progressivement |
L'association la plus solidement étayée reste celle du probiotique et des fibres prébiotiques. Dans l'essai sur Bifidobacterium lactis B420, l'ajout de fibres a nettement renforcé la réduction de masse grasse par rapport au probiotique seul [11]. Cette logique, appelée approche synbiotique, vaut aussi pour Lactobacillus gasseri, qui se nourrit d'un environnement intestinal riche en fibres. Les actifs orientés glucose, comme la berbérine ou le chrome, prolongent par ailleurs l'effet de la souche sur la sensibilité à l'insuline.
Que prendre avec son probiotique pour maigrir du ventre ?
Au-delà des actifs en gélules, l'environnement dans lequel évolue la souche détermine en grande partie son efficacité.
Le premier réflexe, le plus rentable, consiste à soigner son alimentation. Une assiette riche en légumes, en légumineuses, en céréales complètes et en aliments fermentés fournit les fibres et les micro-organismes qui entretiennent une flore intestinale diversifiée. Cette diversité est elle-même associée à un moindre risque d'obésité et à une meilleure gestion du poids.
Quelques associations intéressantes peuvent facilement être intégrées au quotidien :
- Des fibres alimentaires variées à chaque repas pour nourrir les bactéries intestinales et prolonger la satiété sans effort de volonté.
- Une hydratation suffisante, qui soutient le transit et maintient le volume sanguin nécessaire au transport des métabolites produits par la flore.
- Des sources de polyphénols comme les fruits rouges, le thé vert ou le cacao, qui interagissent favorablement avec la flore intestinale.
- La régularité dans les horaires des repas, qui stabilise le métabolisme et limite les fringales.
L'activité physique est également non négociable pour la perte de poids, et son effet sur les graisses viscérales est direct et bien documenté. Une combinaison de cardio et de renforcement musculaire mobilise les réserves abdominales tout en améliorant la sensibilité à l'insuline.
Le sommeil et la gestion du stress, enfin, doivent être pris au sérieux. Le manque de repos et un cortisol élevé en permanence favorisent le stockage abdominal et réduisent la mobilisation des graisses.
Vos questions les plus fréquentes sur les meilleurs probiotiques pour maigrir
Bifidobacterium lactis aide-t-il à perdre du poids ?
Oui, certaines souches de Bifidobacterium animalis lactis disposent de données convaincantes, en particulier la souche B420. Dans un essai mené sur 225 adultes en surpoids pendant six mois, cette souche a réduit la masse grasse totale d'environ 4,5 % et diminué le tour de taille, avec un effet amplifié lorsqu'elle était associée à des fibres prébiotiques [11]. Les participants ont aussi rapporté une moindre prise alimentaire spontanée, ce qui suggère un effet sur la satiété.
Bifidobacterium lactis agit donc selon une logique proche de celle de Lactobacillus gasseri, ciblant la masse grasse globale et le tour de taille. Les deux genres ne s'opposent pas et figurent parfois ensemble dans une même formule. Si votre objectif porte sur la graisse abdominale, L-gasseri reste la référence la plus directe, mais une souche de B. lactis bien choisie constitue un complément ou une alternative crédible.
Quelle posologie lorsque l'on utilise L-gasseri pour perdre du ventre ?
Les essais cliniques de référence ont utilisé des apports compris entre 10⁷ et 10¹⁰ UFC par jour, pris quotidiennement pendant douze semaines [2][3]. Les méta-analyses penchent en faveur des dosages élevés, à partir de 10¹⁰ UFC, pour un effet plus marqué sur le poids [9]. En pratique, un complément apportant un à plusieurs milliards d'UFC par jour, avec ces UFC garanties à la date de péremption, constitue un repère solide.
La façon dont on consomme son probiotique impacte également son efficacité. Avalez vos gélules avec un grand verre d'eau à température ambiante, de préférence le matin à jeun ou juste avant un repas pour ménager les ferments lactiques face aux sucs gastriques.
L-Gasseri peut-il m'aider à dégonfler du ventre ?
Il faut distinguer deux choses, souvent confondues. "Dégonfler" renvoie au confort digestif et à la sensation de ballonnement, tandis que maigrir du ventre concerne la graisse abdominale. Lactobacillus gasseri agit sur les deux registres, mais différemment.
- En rééquilibrant la flore intestinale, la souche peut réduire les ballonnements, ce qui intéresse notamment les personnes sujettes au syndrome du côlon irritable, même si les preuves spécifiques sur ce terrain restent plus limitées.
- Sur la graisse abdominale proprement dite, l'effet est plus lent et plus structurel, mesurable en centimètres de tour de taille sur plusieurs semaines [2][3]. Ne vous attendez pas à un ventre plat du jour au lendemain. Ce que vous pouvez raisonnablement espérer, c'est un ventre progressivement moins gonflé et un peu moins enveloppé, à condition de tenir la prise dans la durée et de l'associer à une alimentation adaptée.
Faut-il prendre un avis médical avant de se supplémenter avec des probiotiques ?
Pour une personne en bonne santé, les probiotiques comme Lactobacillus gasseri sont généralement très bien tolérés, les effets indésirables se limitant le plus souvent à de légers inconforts digestifs en début de prise. Un avis médical reste néanmoins recommandé dans plusieurs situations, et il vaut mieux poser la question une fois de trop que pas assez :
- En cas d'immunodépression, de maladie grave ou après une chirurgie lourde, où la prudence s'impose avec tout micro-organisme vivant.
- Pendant ou juste après un traitement antibiotique, en décalant idéalement la prise de quelques heures pour préserver les bactéries.
- En cas de pathologie chronique ou de traitement au long cours, par exemple pour le diabète, surtout si vous ajoutez des actifs comme la berbérine.
- Chez la femme enceinte ou allaitante, et chez l'enfant, où un encadrement professionnel est préférable.
Un probiotique reste un complément alimentaire, pas un médicament, et il ne remplace pas une prise en charge médicale en cas d'obésité avérée ou de trouble métabolique. L'inscrire dans une hygiène de vie globale, avec une alimentation équilibrée et une activité physique régulière, demeure la meilleure façon d'en tirer le meilleur parti. Utilisé ainsi, Lactobacillus gasseri devient un soutien cohérent de la gestion du poids, et trouve toute sa pertinence comme pièce d'un ensemble plutôt que comme une solution isolée.
Sources scientifiques
[1] Selle K, Klaenhammer TR. Genomic and phenotypic evidence for probiotic influences of Lactobacillus gasseri on human health. FEMS Microbiology Reviews. 2013;37(6):915-935. doi:10.1111/1574-6976.12021
[2] Kadooka Y, Sato M, Imaizumi K, Ogawa A, Ikuyama K, Akai Y, et al. Regulation of abdominal adiposity by probiotics (Lactobacillus gasseri SBT2055) in adults with obese tendencies in a randomized controlled trial. European Journal of Clinical Nutrition. 2010;64(6):636-643. doi:10.1038/ejcn.2010.19
[3] Kadooka Y, Sato M, Ogawa A, Miyoshi M, Uenishi H, Ogawa H, et al. Effect of Lactobacillus gasseri SBT2055 in fermented milk on abdominal adiposity in adults in a randomised controlled trial. British Journal of Nutrition. 2013;110(9):1696-1703. doi:10.1017/S0007114513001037
[4] Ogawa A, Kobayashi T, Sakai F, Kadooka Y, Kawasaki Y. Lactobacillus gasseri SBT2055 suppresses fatty acid release through enlargement of fat emulsion size in vitro and promotes fecal fat excretion in healthy Japanese subjects. Lipids in Health and Disease. 2015;14:20. doi:10.1186/s12944-015-0019-0
[5] Kim SW, Park KY, Kim B, Kim E, Hyun CK. Lactobacillus gasseri SBT2055 inhibits adipose tissue inflammation and intestinal permeability in mice fed a high-fat diet. Journal of Nutritional Science. 2016;5:e25. doi:10.1017/jns.2016.18
[6] Miyoshi M, Ogawa A, Higurashi S, Kadooka Y. Anti-obesity effect of Lactobacillus gasseri SBT2055 accompanied by inhibition of pro-inflammatory gene expression in the visceral adipose tissue in diet-induced obese mice. European Journal of Nutrition. 2014;53(2):599-606. doi:10.1007/s00394-013-0568-9
[7] Hamad EM, Sato M, Uzu K, Yoshida T, Higashi S, Kawakami H, et al. Milk fermented by Lactobacillus gasseri SBT2055 influences adipocyte size via inhibition of dietary fat absorption in Zucker rats. British Journal of Nutrition. 2009;101(5):716-724. doi:10.1017/S0007114508043808
[8] Sanchez M, Darimont C, Drapeau V, Emady-Azar S, Lepage M, Rezzonico E, et al. Effect of Lactobacillus rhamnosus CGMCC1.3724 supplementation on weight loss and maintenance in obese men and women. British Journal of Nutrition. 2014;111(8):1507-1519. doi:10.1017/S0007114513003875
[9] Borgeraas H, Johnson LK, Skattebu J, Hertel JK, Hjelmesaeth J. Effects of probiotics on body weight, body mass index, fat mass and fat percentage in subjects with overweight or obesity: a systematic review and meta-analysis of randomized controlled trials. Obesity Reviews. 2018;19(2):219-232. doi:10.1111/obr.12626
[10] Zhang Q, Wu Y, Fei X. Effect of probiotics on body weight and body-mass index: a systematic review and meta-analysis of randomized, controlled trials. International Journal of Food Sciences and Nutrition. 2016;67(5):571-580. doi:10.1080/09637486.2016.1181156
[11] Stenman LK, Lehtinen MJ, Meland N, Christensen JE, Yeung N, Saarinen MT, et al. Probiotic with or without fiber controls body fat mass, associated with serum zonulin, in overweight and obese adults: randomized controlled trial. EBioMedicine. 2016;13:190-200. doi:10.1016/j.ebiom.2016.10.036
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