Qu’est ce que l’acérola ?
L’acérola, de son nom botanique Malpighia glabra, est une plante sauvage cultivée dans les zones de climat tropical et subtropical. Il est originaire du sud du Mexique, de l’Amérique centrale et du Brésil. Son fruit est communément appelé "cerise des antilles" ou "cerise de la Barbade". Ce fruit contient des macro et des micronutriments comme des :
- protéines (0,21-0,80 g/100 g)
- graisses (0,23-0,80 g/100 g)
- glucides (3,6-7,80 g/100 g)
- sels minéraux (fer 0,24, calcium 11,7, phosphore 17,1, magnésium 18 mg/100 g)
- vitamines (thiamine 0,02, riboflavine 0,07, pyridoxine 8,7 mg/100 g).
Ses fruits sont bien connus pour leur teneur élevée en vitamine C (695 à 4827 mg/100 g).
Il est commercialisé sous forme de jus, de poudre, de sirop, de confitures, de glaces, de gélatines, de bonbons ou de liqueurs.(1)
Ces dernières années, son intérêt nutraceutique s'est accru, avec une valeur marchande croissante. Les extraits et les composés bioactifs isolés de l'acérola sont étudiés pour leurs divers bienfaits sur la santé et leurs activités biologiques telles que les antioxydants, les antihyperglycémiants et la protection et le blanchiment de la peau.(2)
Quel est le rôle de la vitamine C ?
La vitamine C joue un rôle dans la formation du collagène, et contribue à redonner de l’énergie. Elle est essentielle :
- Pour la santé des os et des vaisseaux sanguins
- Pour la santé de la peau
La vitamine C est également un puissant antioxydant. Elle se comporte comme un réducteur, c’est-à-dire qu’elle va donner des électrons à des molécules oxydantes afin de les réduire. Ce phénomène physiologique est important pour réduire le stress oxydatif et préserver la santé humaine. En effet, l’oxydation des lipides, des protéines et de l’ADN entraîne des dommages sur les tissus cellulaires. Se supplémenter en vitamine C permet de réduire le phénomène d’oxydation de nos cellules et donc pourrait préserver nos tissus.(7)
Les aliments riches en vitamine C comprennent les agrumes, les tomates, les pommes de terre, le brocoli, les fraises et les poivrons. Certaines études ont montré qu’un régime riche en fruits et légumes est associé à une diminution du risque de développer des maladies cardiovasculaires, des AVC et des cancers.(7)(8)
Les carences en vitamine C représentent-elles un danger ?
Les déficiences en vitamine C sont assez fréquentes dans les pays industrialisés, et particulièrement chez les personnes âgées, les fumeurs, les femmes enceintes ou les personnes ayant un régime non équilibré.
La vitamine C étant responsable de la formation de collagène, les carences impliquent une mauvaise formation des tissus conjonctifs, des os et de la dentine. Cette malformation peut ensuite engendrer une fragilité capillaire, des hémorragies et des anomalies des structures osseuses. De plus, la vitamine C permet l’assimilation du fer. En effet, en cas de carence en vitamine C, le fer est moins bien assimilé par le corps et donc il est courant d’observer des anémies.
Chez l’enfant, les carences en vitamine C peuvent induire des lésions osseuses et donc une diminution de la croissance.(3)
Après trois mois de carence totale en acide ascorbique (vitamine C), des cas de carences sévères peuvent apparaître : on parle de scorbut. Le scorbut est une maladie rare et touche souvent les personnes défavorisées. Il se manifeste par un syndrome hémorragique, des hématomes, des saignements de gencives et une perte de dent et de cheveux. Une supplémentation d’un gramme de vitamine C pendant 15 jours permet de rétablir l’équilibre du corps.(4)
Bibliographie
- Mezadri T et al., 2006. [The acerola fruit: composition, productive characteristics and economic importance]. Arch Latinoam Nutr.Volume 56, n°2, pages 101-9.
- Tarun Belwal et al., 2018. Phytopharmacology of Acerola (Malpighia spp.) and its potential as functional food. Trends in Food Science & Technology. Volume 74, pages 99-106.
- Larry E. Johnson, 2022. Carence en vitamine C. Medical Sciences.
- Olivier Fain, 2004. Carences en vitamine C. La Revue de Médecine Interne. Volume 25, n°12, pages 872-880.
- Barbalho SM et al., 2011. Evaluation of glycemic and lipid profile of offspring of diabetic Wistar rats treated with Malpighia emarginata juice. Exp Diabetes Res.
- Moores J, 2013. Vitamin C: a wound healing perspective. Br J Community Nurs. Pages 8-11.
- Padayatty SJ et al., 2003. Vitamin C as an antioxidant: evaluation of its role in disease prevention. J Am Coll Nutr. Volume 22, n°1, pages 18-35.
- Didier AJ et al., 2023. Antioxidant and Anti-Tumor Effects of Dietary Vitamins A, C, and E. Antioxidants. Volume 12, n°3, page 632.