Quels sont les symptômes d’une cystite ?
Les cystites sont des infections urinaires touchant principalement les femmes et les enfants mais pouvant aussi toucher les hommes. Elles sont désagréables car elles se manifestent par des brûlures ou des douleurs en urinant, une sensation de poids dans le bas du ventre, une très forte envie d’uriner en permanence, sans pour autant évacuer beaucoup d’urine et des urines ayant une odeur inhabituelle. Les infections urinaires, chez la femme, ne sont pas dangeureuses si elles surviennent rarement et qu’elles n’impliquent pas d’autres douleurs ni de fièvre.
Les cystites, si elles sont prises en charge à temps, disparaissent généralement au bout de quelques jours.
Comment attrape-t-on une cystite ?
Une infection urinaire se développe quand la bactérie Escherichia coli, présente naturellement dans le tube digestif (côlon, rectum), pénètre dans l’urètre, puis remonte dans la vessie, et commence à se multiplier. Les femmes sont très sujettes aux infections urinaires : une femme sur deux est touchée au moins une fois dans sa vie. Elles sont principalement sensibles aux cystites au début de l’activité sexuelle et après la ménopause.(2)
Certains facteurs peuvent favoriser l’apparition de cystite chez la femme comme :
- la faible longueur de l’urètre qui facilite l’entrée de micro-organismes dans la vessie (de l’extérieur vers l’intérieur)
- les rapports sexuels
- l'incontinence urinaire
- le déficit en œstrogènes après la ménopause
- lors de la grossesse, les modifications hormonales et la compression de la vessie par l’utérus ne favorisent pas la bonne évacuation de la vessie.
La cystite chez l'homme, plus rare, est causée par des facteurs différents que ceux de la femme. La plupart du temps, elles sont anatomiques, en lien avec la prostate, surtout chez l'homme d'âge mûr.
Focus sur les actifs de Cysticure
Hibiscus
L’hibiscus, Hibiscus sabdariffa, est une plante herbacée originaire d’Afrique. Depuis sa découverte, il est largement utilisé dans les boissons à base de plantes, comme agent aromatisant ou comme plante médicinale. L’hibiscus est aussi réputé pour ses propriétés sur la santé urinaire et sur la santé de la femme.
En Inde, en Afrique et au Mexique, les infusions de feuilles ou de calices (les fleurs d’hibiscus) sont traditionnellement utilisées pour leurs effets diurétiques, stimulant les fonctions d’élimination de l’organisme. L’hibiscus pourrait augmenter la production d’urines, permettant ainsi d’éliminer les toxines et bactéries. Les fleurs de cette plante contribuent à la bonne santé des voies urinaires. Ces effets bénéfiques s’expliquent grâce à la présence de composés actifs dans les calices de l’hibiscus. En effet, les polyphénols permettent d’inhiber l’action de nombreuses enzymes et auraient également un effet vaso-relaxant direct ou pourraient moduler les canaux calciques.(3)(4)
Les nombreuses études in vitro et in vivo, ainsi que les quelques essais cliniques ont montré que l'hibiscus présente d'excellents résultats en matière de sécurité et de tolérance.
Canneberge
La canneberge ou cranberry, est une plante qui s’apparente à la myrtille car elle pousse principalement dans les tourbières sur de petits arbustes. Les baies de cranberry sont souvent utilisées pour préparer des jus de fruits ou des plats cuisinés.
La canneberge est utilisée depuis des siècles par les amérindiens pour ses propriétés sur les voies urinaires. On retrouve dans les baies de canneberge de nombreux composés actifs tels que des proanthocyanidines, des flavonoïdes et des acides phénoliques.(5)
D-mannose
Le D-mannose, quant à lui, est un sucre simple naturellement présent dans de nombreuses plantes, fruits et baies. Dans le corps humain, le D-mannose est synthétisé à partir du glucose et est utilisé comme source d’énergie. Bien que les fruits tels que les oranges, les pommes et les pêches contiennent du D-mannose, ils ne sont pas considérés comme une source importante pour les humains car ils n’en contiennent que très peu.
Le D-mannose, lorsqu’il est excrété dans l’urine, pourrait recouvrir les parois du tractus urinaire, empêchant ainsi les bactéries telles que Escherichia coli de se fixer et d’adhérer aux cellules épithéliales des voies urinaires.(6)
Bibliographie
- Cooper TE et al., 2022. D-mannose for preventing and treating urinary tract infections. Cochrane Database Syst Rev. Volume 8, n°8.
- Foxman B. The epidemiology of urinary tract infection. Nat Rev Urol. Volume 7, n°12, pages 653-60.
- Da-Costa-Rocha I et al., 2014. Hibiscus sabdariffa L. - a phytochemical and pharmacological review. Food Chem. Volume 165, pages 424-43.
- Alshami, I., & Alharbi, A. E., 2014. Antimicrobial activity of Hibiscus sabdariffa extract against uropathogenic strains isolated from recurrent urinary tract infections. Asian Pacific Journal of Tropical Disease. Volume 4, n°4, pages 317-322.
- González de Llano D et al., 2020. Cranberry Polyphenols and Prevention against Urinary Tract Infections: Relevant Considerations. Molecules. Volume 25, n°15, pages 3523.
- Lenger SM et al., 2020. D-mannose vs other agents for recurrent urinary tract infection prevention in adult women: a systematic review and meta-analysis. Am J Obstet Gynecol. Volume 223, n°2, pages 265.e1-265.e13.