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Ravintsara

Surnommée « feuille bonne à tout » le ravintsara est un camphrier dont l’huile essentielle est très largement utilisée pour ses vertus médicinales. Focus sur une huile essentielle incontournable en aromathérapie.

Origine

Originaire d’Asie, plus précisément de Chine, du Japon et de Taïwan, le ravintsara a été pendant de nombreux siècles utilisé à des fins ornementales.
Ce n’est qu’au milieu du XIXè siècle, après qu’il ait été implanté à Madagascar, qu’on lui découvre ses nombreux bienfaits.
Des botanistes se sont d’ailleurs interrogés sur la possibilité que l’arbre asiatique ait pu, sur l’île de Madagascar, opérer un croisement avec un autre arbre de la même famille, changeant ainsi sa nature. Les ravintsara malgaches, aussi appelés camphriers de Madagascar, ont effectivement une composition différente des ravintsara asiatiques. L’huile essentielle de ravintsara (Cinnamomum camphora) est ainsi extraite des feuilles de ravintsara malgaches, alors que l’huile essentielle de camphre est issue de l’écorce de bois des ravintsara asiatiques. Le pic de production de l’HE de ravintsara se situe entre les mois de décembre et de février.

Le ravintsara est un arbre de taille moyenne (15 à 25 mètres de haut), appartenant à la famille des lauracées. Son écorce est rougeâtre et ses feuilles persistantes ressemblent à celles du laurier. Il s’épanouit particulièrement dans les régions chaudes et sèches.

Sources Alimentaires

Le composant principal de l’huile essentielle de Ravintsara est le 1,8-cinéole (entre 50 et 60%), également connu sous le nom d’Eucalyptol. Cet oxyde monoterpénique est entre autres réputé pour ses propriétés expectorantes et mucolytiques.
L’huile essentielle de ravintsara contient également :

  • Des monoterpénols : a-terpinéol (entre 6 et 14 %), bornéol, linalol
  • Des monoterpènes : sabinène (entre 20 et 25 %)
  • Des Sesquiterpènes : entre 3 et 10%

Les fourchettes de concentration sont assez larges car les proportions de composés chimiques sont susceptibles d’évoluer en fonction des productions (saisons, conditions …).
Contrairement à l’huile essentielle de camphrier du Japon, l’huile essentielle de ravintsara contient très peu de camphre.

Bienfaits et vertus

Lutte contre les maladies inflammatoires des voies respiratoires

L’eucalyptol (1,8-cinéole), contenu en grande quantité dans l’huile essentielle de ravintsara, est connu pour son action mucolytique et spasmolytique sur les voies respiratoires. Il est d’ailleurs utilisé en traitement de maladies respiratoires telles que l’asthme ou la maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC). Une étude allemande1 menée en 2014 a ainsi démontré l’efficacité de l’eucalyptol en co-médication des maladies infectieuses des voies respiratoires et pour améliorer le contrôle de l’asthme.
Un an plus tard, une seconde étude allemande2 confirme que l’eucalyptol, permet de réduire la production de mucus en cas de rhinosinusites.

Contre la grippe, le rhume et les sinusites

Le ravintsara possède une très forte action antivirale, toujours due à l’eucalyptol que son huile essentielle contient. A cette action antivirale, s’ajoutent des actions antibactériennes et anti-inflammatoires, qui font de cette huile, un précieux allié pour se prémunir des affections saisonnières hivernales.
En plus de réduire les risques d’infection, l’huile essentielle de ravintsara permet aussi de limiter les risques de surinfection.
Une étude chinoise3 menée en 2016 sur des souris, a notamment montré que le 1,8-cineol est efficace pour se prémunir contre la pneumonie induite par le virus de la grippe.

Douleurs articulaires et musculaires

L’huile essentielle de ravintsara est largement utilisée en application externe pour soulager les douleurs musculaires ou articulaires. Outre les propriétés anti-inflammatoires du 1,8-cineol, cet oxyde monoterpénique augmente la pénétration d’autres substances actives à travers la peau : on dit qu’il est un activateur de la pénétration cutanée.
L’huile essentielle de ravintsara est donc fréquemment utilisée en association avec d’autres huiles essentielles telles que le camphre, l’eucalyptus citronné ou encore le romarin.

Immunostimulante

L’huile essentielle de ravintsara booste le système immunitaire en activant les glandes surrénales. Elle est particulièrement recommandée dès la fin de l’automne, pour prémunir les organismes un peu fatigués, des virus saisonniers.

Herpès labial et verrues

Son action antivirale, kératolytique et désinfectante font de l’huile essentielle de ravintsara un traitement efficace contre les verrues et l’herpès labial. C’est l’eucalyptol qu’elle contient, en association avec l’alpha-terpinéol, qui agiraient en synergie pour soigner ces affections cutanées virales.

Posologie

Il y a autant de posologies du ravintsara que d’indications et de modes d’utilisation : Pour lutter contre les maux de l’hiver : l’huile essentielle de ravintsara peut être utilisée en en application locale par friction sur le thorax ou dans le bas du dos. Elle peut alors être diluée dans une huile végétale neutre, de 5 à 20%.
Par voie orale, elle peut être mélangée à une petite cuillère de miel ou de sucre : 2 gouttes par jour en période hivernale.

Contre les affections de la sphère ORL : elle est efficace en inhalation. Il faut pour cela mélanger 5 gouttes d’huile essentielle de ravintsara dans un bol d’eau fumante et en respirer les vapeurs pendant une dizaine de minutes.

Pour soulager l’herpès labial : une goutte d’huile essentielle de ravintsara dans 3 ml d’huile végétale neutre, en remède local à déposer directement sur le bouton 3 fois par jour.

Pour assainir l’air et soulager les voies respiratoires : quelques gouttes directement dans le diffuseur pendant une trentaine de minutes.

Effets secondaires et contre-indications

L’huile essentielle de ravintsara est déconseillée en inhalation, en instillation et par voie orale chez l’enfant de moins de 12 ans.
Les femmes enceintes et allaitantes devront prendre l’avis de leur médecin ou d’un aromathérapeute.

On déconseille l’application par voie cutanée (poitrine, cou ou visage) pour les enfants de moins de 4 ans, et la consommation par voie orale chez les moins de 7 ans.

L’utilisation de l’huile essentielle de ravintsara est déconseillée aux épileptiques.

Références

1. Juergens UR. (2014) – Anti-inflammatory properties of the monoterpene 1.8-cineole: current evidence for co-medication in inflammatory airway diseases. Drug Res (Stuttg). 2014 Dec;64(12):638-46. doi: 10.1055/s-0034-1372609. Epub 2014 May 15.
2. Sudhoff H, Klenke C, Greiner JFW, et al. 1,8-Cineol Reduces Mucus-Production in a Novel Human Ex Vivo Model of Late Rhinosinusitis. PLoS ONE. 2015;10(7): e0133040.
3. Li Y, Lai Y, Wang Y, Liu N, Zhang F, Xu P. (2016) – 1,8-Cineol Protect Against Influenza-Virus-Induced Pneumonia in Mice. Inflammation. 2016 Aug;39(4):1582-93. doi: 10.1007/s10753-016-0394-3.

Lise Lafaurie - Diététicienne et nutritionniste

Lise Lafaurie

Diététicienne et nutritionniste, bonne vivante et décomplexante j'ai pour vocation de dépoussiérer la vision austère et vieillotte de la diététique traditionnelle. Auteur du blog Les Frites Vertes, la devise qui m'est chère "si c'est bon pour mes papilles, c'est bon pour mon corps".

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